Mardi 10 avril 2012 2 10 /04 /Avr /2012 13:48

Titanic et moi c'est une histoire d'amour particulière.

 

Ce film je ne peux le voir uniquement qu'au cinéma.

 

A l'époque de sa sortie j'étais ado, j'allais toute les semaine au cinéma qui était à 10 minutes à pied de chez moi.

 

Je ne voulais pas voir Titanic le blogbusther américain ce jour là, je voulais voir La femme de chambre du titanic. Il ne passait pas dans ma petite ville je me suis rabattue sur Titanic, le premier jour de sa sortie avec que cela devienne la folie Titanic.

 

Et j'ai adoré ce film. J'étais jeune, naïve et romantique. L'histoire m'a bien entendu foutue des frissons partout mais la puissance de ses images, la qualité de la reproduction ont aussi beaucoup influencé mon jugement.

 

J'ai ensuite fait beaucoup de recherches sur le Titanic, j'ai emprunté les livres de la bibliothèque, j'ai découvert ces histoires vraies qui avaient été retranscrite dans le film en arrière plan.

 

Je me suis tellement passionnée que j'ai récupéré la liste des passagers et que j'ai pointé ceux qui étaient mort ou pas, ceux qui avaient une particularité connue.

 

Je suis retournée voir le film au cinéma 3 fois. Chaque fois en me détachant plus de l'histoire principal pour découvrir ce que le maniaque James Cameron avait reproduit avec minutie. J'ai même acheté le livre du Film.

 

Quand il est sorti en DVD j'ai couru l'acheter et là grosse déception. En petit écran ce film ne donnait rien.http://www.wildsoundmovies.com/images/titanic_3D_poster.jpg

 

Alors quand j'ai appris qu'il ressortait au cinéma en version 3D autant vous dire que je ne me suis pas fait priée. J'ai refourgué ma fille à son père, j'ai affronté le trajet d'1h30 aller retour et je me suis enfermée pendant 3h dans une salle de cinéma.

 

Et finalement?

 

Finalement, la 3D ne sert pas l'histoire d'amour. Même elle aurait tendance à la pourrire un peu du fait de nombreux flous autour des acteurs selon les plans et du mal de tête carabiné sur les scènes d'actions tellement l'oeil a du mal à faire sa mise au point par moment.

 

Mais je n'y étais pas pour l'histoire d'amour j'y étais pour tout ce qu'il y a à côté et j'ai vraiment tripé de rejoindre le titanic au fond de la mer, d'avoir l'impression d'être avec les ouvriers dans la salle des machines (effet magique pour le passage sur les turbines), je me suis délectée de la qualité des costumes avec l'impression de pouvoir toucher les soies des robes, j'ai découvert des scènes d'arrière plan qui ne m'avaient pas attiré l'oeil jusque là, j'ai frémi encore plus quand le bateau se soulève pour retomber.

 

http://louvreuse.net/images/stories/macfly/Titanic/titanic_17a.jpg

 

Et je me suis rendue compte que j'avais aussi beaucoup changé depuis toute ces années. J'ai versé quelques larmes mais uniquement face à la détresse des enfants. J'ai trouvé l'histoire d'amour bien fade et l'héroïne dans sa quête de liberté face à une vie qui l'étouffe de protocole n'a plus fait résonner de corde sensible en moi. Peut être parce que j'ai grandi, sûrement parce que j'ai réussi à me sortir de ma vie qui m'étouffait pour être tout à fait libre et parce que je ne suis plus la naïve et romantique adolescente d'alors.

 

En tout cas j'ai passé un très bon moment et je ne regrette pas les 11 euros 20 dépensé même s'il y 15 ans j'avais quand même payé beaucoup moins cher.

Par Mary - Communauté : Nana, mais maman aussi
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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 11:05

Ce matin j'ai eu le malheur de poser la Pitchoune par terre avant de la mettre en voiture. Elle a cru qu'elle avait donc le droit de se dégourdir les jambes. Quand je l'ai prise à bras au bout de deux pas et demi et que je l'ai mise dans son siège auto, elle a éclaté en colère parce que non décidément elle préférait marcher que de se retrouver sangler à ce machin.

 

C'est alors qu'une voix s'est elevé du siège auto à côté d'elle:

 

- c'est comme ça Pitchoune c'est la vie...

 

et mon grand de continuer sur sa lancée

 

-...et elle est longue la vie...

 

4 ans et déjà blasé

 

Par Mary - Communauté : Nana, mais maman aussi
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Dimanche 1 avril 2012 7 01 /04 /Avr /2012 19:30

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51TBSB35EQL._SL500_AA300_.jpg

 

A Noël dernier les sempiternels épisodes de la saga Sissi sont repassés sur nos écrans. Je les ai regardé, ça devait bien faire 10 ans que je ne les avais pas vu.

 

Je me suis demandé ce qui était du domaine du mythe et ce qui était du domaine de la réalité.

 

J'ai donc acheté "Sissi, les forces du destin" d'Hortence Dufour.

 

Présentation de l'éditeur

" C'était bien un mariage d'amour qui s'annonçait François-Joseph dictait avec une chaleur inconnue, ses courriers. Il écrivit ou tsar, "son cher et précieux ami", son bonheur sentimental. La déception de Nicolas II serait grande quand François-Joseph l'écarterait de son alliance. La guerre rebondirait meurtrière. Une enfant vêtue de rose avait suspendu un bref moment les fureurs des hommes. " Impératrice d'Autriche à seize ans pour avoir inspiré, d'un coup de foudre, un amour indéfectible à l'empereur François-Joseph à qui l'on destinait sa sœur Hélène, la belle Sissi a longtemps erré dans les corridors de l'Histoire, attendant de rencontrer une biographe à la mesure de sa personnalité. C'est chose faite avec Hortense Dufour, qui nous présente ici un portrait très vivant de l'impératrice controversée, celle qui mourut d'un coup de poignard donné par un anarchiste italien. Avec cet ouvrage qui lui restitue sa dimension d'Hamlet au féminin, la figure de Sissi échappe enfin aux regards mièvres pour apparaître dans toute sa complexité : une femme dotée d'un destin plus grand qu'elle...

 

Ce que j'en ai pensé:

 

Je passerai sur le style de l'auteur qui ne me convient pas. Le sujet en lui même ne m'aurait pas autant intéressé je pense que j'aurai fermé le livre avant la fin. Mais je me tiens à votre dispo dans les commentaires si jamais vous voulez en savoir plus.

 

En ce qui concerne la vie de Sissi a proprement parlé on est vraiment très loin de cette série plein de romantisme dégoulinant. Cette amour si fort entre François Joseph et Sissi n'est finalement qu'un coup de foudre qui enchainera tellement de souffrances.

 

Je ne suis pas doué pour expliquer vraiment les choses alors voilà ce que j'ai retenu des 800 pages

Sissi est une femme qui n'était pas faite pour son rôle d'impératrice. C'était un personnage complexe atteint de mysanthropie, d'agoraphobie et d'anorexie et de plein d'autre chose qui finisse en "ie".

Elle n'a (excepté un bref passage de ferveur pour la Hongrie et pendant les guerres) jamais oeuvré pour son pays risquant même à de nombreuses reprises des incidents diplomatiques par pur égoïsme.

Ce n'est que par son incomparable beauté qu'elle n'était connue à l'époque et aussi pour son besoin de toujours fuir.

Si j'ai eu beaucoup de peine pour elle au début du livre lors de sa nuit de noce (son viol), quand elle s'est vu retiré la garde de ses enfants par sa belle mère ou lors de la mort de sa fille ainée, j'ai fermé ce livre en me disant qu'elle ne faisait finalement pas partie de ses grandes femmes qui avait fait bouger les choses comme on le croit en regardant les épisodes télés. Qu'elle n'a jamais tant aimé son mari que lorsqu'elle était loin de lui. Et finalement j'ai plus de sympathie pour ce pauvre homme qui en plus de devoir gérer un empire devenu poudriere devait gérer les frasques et les absences de sa femme.

 

Ca fait court pour résumer une vie de femme et un livre de 800 pages, alors si le sujet vous intéresse je vous conseille de lire sa biographie, vous serez bien surpris.

 

Par Mary - Communauté : Chronique de nos lectures
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Jeudi 8 mars 2012 4 08 /03 /Mars /2012 14:39

Quand on attend l'accouchement cela peut être un doux moment. Surtout quand c'est pas le sien... principalement quand les contractions ne sont pas dans son propre corps.

 

Aujourd'hui journée de travail standard, le temps prend des longueurs et je surveille l'horloge en m'ennuyant un peu  beaucoup (le hors saison en bord de mer c'est mortel).

 

La journée va être longue: finir le travail, rentrer à la maison, passer l'aspi, la serpillière, aller chercher le grand à l'école, récupérer la petite chez la nounou, faire manger les deux, donner les bains et coucher tout ce petit monde. Attendre que mon homme rentre de réunion pour le voir un peu plus que les 5 minutes d'hier.

 

L'une de mes meilleures amie attend un heureux évènement pour le 17 mars. Un kinder surprise en plus. Rah la la je ne sais pas comment ils font pour ne pas savoir... bref c'est un autre débat.

 

Elle avait hier son dernier rendez vous médical. Ma fille ayant fait de la haute résistance au sommeil hier soir (appeler là jean Moulin), je n'ai pas pu appeler à des heures décentes, du coup j'ai appelé en début d'après midi.

 

Elle va bien, le rendez vous a été nickel hier mais elle a fissuré la poche des eaux cette nuit et d'ici 1h30 ils vont commencer à poser les tampons pour un déclenchement.

 

Et bizarrement depuis le temps a changé de texture. Même si je le trouve long, même si je vois mon programme chargé avec un peu beaucoup d'angoisse, dans un coin de ma tête il y a un décompte qui se fait. Je pense à mon présent proche et en même temps je suis à grenoble. Je compte le temps qui me sépare de 16h. J'ai l'excitation qui grandi. Je sais que j'aurai bientôt un neveu ou une nièce de coeur. Je frétille sur ma chaise.

 

Bon bah c'est pas tout ça mais j'espère qu'il/elle ne va pas prendre son temps, j'ai hâte moi... (on me dit que ses parents aussi)

 

Edit du 09/03: un petit Clément est né ce soir à 17h30. L'attente quand c'est pas toi qui attend des fois c'est super long et un peu angoissant (on me dit que c'est pareil quand c'est toi qui accouche).

Par Mary - Communauté : Nana, mais maman aussi
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Lundi 27 février 2012 1 27 /02 /Fév /2012 11:56

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51WPJJ8BngL._SL500_AA300_.jpg

 

 

Présentation de l'éditeur

En cet hiver 1940, les Allemands occupent Paris. Trois amis, Jean, Albert et René partagent un goût commun pour la natation et la même inquiétude devant un avenir qui s’annonce très sombre. Le 11 Novembre, sans trop réfléchir, Jean participe à une manifestation anti-allemande organisée autour de l’Arc de Triomphe. Pris à parti pas la police, il blesse un gendarme en voulant s’enfuir, lui laissant entre les mains son veston et ses papiers. Désormais, c'est un fugitif qui n'a d'autre choix que de se tourner vers une jeune journaliste américaine rencontrée peu avant, qui le conduit dans une maison de couture dirigée par une femme étonnante : Claire Diamond. Bien qu’elle habille les compagnes de tous les Allemands influents de Paris, Jean va vite comprendre que Claire joue un rôle dans la Résistance qui est en train de naître. C’est elle qui va lui permettre de rejoindre ces réseaux vers lesquels il se sent si naturellement attiré. Albert, lui, a choisi la Collaboration. Il n’hésite pas une seconde à infiltrer les cercles étudiants et dénonce tous les rebelles à la propagande nazie. Sous pseudonyme, il collabore activement aux journaux les plus virulents, tels Je suis partout ou La Gerbe. Quant à René, trop préoccupé de son plaisir personnel, des femmes et de la belle vie, il ne choisi aucun des deux camps. Il se retrouvera pourtant enrôlé de force dans le STO et souffrira de mille morts au fin fond de l’Allemagne. A travers trois destins, Claude Michelet retrace avec la rigueur de l’historien et le souffle épique du romancier toutes les facettes de cette époque dramatique où une infime poignée d’hommes et de femmes ont su redonner à la France sa grandeur et son honneur. C’est aussi, en filigrane, l’hommage de Claude Michelet à son père, le grand patriote et résistant que fut Edmond Michelet.

 

Ce que j'en ai pensé:

 

C'est un livre que j'ai beaucoup aimé. L'idée de départ est très intéressante: suivre trois copains d'avant guerre qui vont chacun choisir leur camp pendant l'occupation allemande: le résistant, le collabo et le pacifiste. Chaque camp est représenté. On comprend le pourquoi de leurs actions, ce qui les poussent idéologiquement.

 

C'est vrai c'est tellement simple pour nous aujourd'hui de nous dire que si on avait été à leur place bien sur qu'on n'aurait jamais collaboré, on serait tous entré direct dans la résistance. Mais avec l'atmosphère d'alors? les propagandes? l'idéologie pétainiste?

 

C'est ce que j'ai trouvé magnifique dans ce livre. L'auteur, fils de résistant, a vraiment bien documenté son roman. On y découvre beaucoup de chose notamment la difficile mise en place des réseaux de résistants, les guerres politiques internes, la réalité du STO, le rationnement, et tant de facette de cette guerre.

 

Pour ceux qui aiment les romans et pour ceux qui aime l'Histoire

Par Mary - Communauté : Chronique de nos lectures
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